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Toutes les méthodes n’ont pas le même poids selon la nature, l’activité ou la taille de l’entreprise. Ainsi une méthode considérée comme majeure dans une situation deviendra mineure dans une autre. Mais même la combinaison de méthodes ne s’applique pas forcément : lorsque dans un secteur donné, il est certain qu’une méthode est la plus couramment utilisée, alors il faut la privilégier et parfois s’en tenir à cette seule approche. Voici les trois approches principalement reconnues pour évaluer une entreprise.
Elle vise à déterminer la valeur de marché du patrimoine de l’entreprise. Le principe consiste à « retraiter » les éléments patrimoniaux du bilan : Il existe souvent des écarts entre la valeur nette comptable et la valeur économique réelle (valeur de l’immobilier ou du stock par exemple). Une fois ces éléments du bilan réévalués, la différence entre actif et passif détermine l’actif net corrigé, qui est la base de l’évaluation selon l’approche patrimoniale. Mais elle peut être considérée comme un « prix minimum » dans un certain nombre de cas, car cette approche ne prend pas en compte l’ensemble des éléments incorporels de l’entreprise ainsi que son potentiel de développement.
Le principe de cette méthode est de déterminer la capacité actuelle et future de l’entreprise à générer des bénéfices. Les «cash flows» ainsi créés par l’entreprise elle-même servent à l’évaluation de la valeur, en prenant en compte les évolutions, donc le rendement futur. Elle permet de déterminer la valeur de l’entreprise par rapport à son marché.
Cette méthode vise à comparer l’entreprise avec d’autres, présentant un profil le plus proche possible, et dont la valeur de transaction est déjà connue. La valeur théorique de l’entreprise est calculée d’après un barème ou un coefficient couramment observé dans le même secteur d’activité et dans la même zone géographique lié en général au Chiffre d’Affaires, à l’E.B.E. ou au bénéfice. Cette dernière méthode est particulièrement adaptée à des cessions de commerces pour lesquelles il existe des bases de données comportant un grand nombre de transactions.